Analyse de la demande en amont du projet

Lors du projet iMA, le suivi de projet en ergonomie était réparti de façon très inégale au cours du développement. Ainsi, les premières semaines étaient dédiées à l’analyse du besoin et la planification des différents points à évaluer. Une fois ce déroulé réalisé, la suite du projet a compris relativement peu de travail de suivi, et a permis de se focaliser sur le recueil de données, en enchainant les tests et études de façon quasi industrielle, sur des bases solides définies en amont.

Au lancement du projet, nous avons listé en parallèle les objectifs que nous nous donnions pour le projet et les différents risques que nous devrions anticiper. Côté conception, nous avons pris le temps nécessaire pour obtenir un consensus sur le produit à réaliser, mais également pour communiquer sur les facteurs de réussite pour le groupe et pour les individus.

A partir du concept ainsi obtenu, et des différents objectifs, nous avons pu définir plus précisément les goulots d’étranglements et facteurs de risque pouvant amener à un échec, même partiel : dégradation de l’expérience de jeu, retards, etc.

Chacun à son niveau a donc dans un premier temps réduit au mieux les risques par un travail de préparation : choix du moteur en connaissance de cause, test des pipelines de production graphiques et sonores, level design et découpage des fonctionnalités en paquets indépendants.

Côté ergonomie, ce travail a permis de réaliser une analyse approfondie de la demande. En particulier, nous avons établi les facteurs critiques à suivre tout au long du projet, en clarifiant les différentes variables à surveiller : modalités de contrôle, type de résultat attendu, observables, type d’expérience utilisateur, écart entre cette expérience et celle observée. Une fois tout cela formalisé et hierarchisé, nous avons mis en place un process visant à traiter tout au long du projet ces risques, en fonction de l’avancement du prototype et des fonctionnalités disponibles, mais aussi de l’importance de l’impact et des dépendances entre les différentes modalités à observer.

A partir de cela, nous avons déroulé un plan de test du début à la fin du projet, flexible, mais dans l’ensemble prédéfini. A raison d’un test par semaine, avec des itérations décalées de quelques jours par rapport aux itérations de production, nous avons ainsi pu traiter les différentes problématiques.

Les semaines suivant cette phase d’analyse de la demande ont consisté en une application et adaptation du suivi défini en amont. Nous avons procédé à deux modifications mineures, en particulier vers la fin du projet, où nous avons abordé des points émergeants, tels que le réglage de la difficulté liée à l’apprentissage du dispositif.

Le travail de définition des protocoles de tests et d’analyse étant en conséquence réduit, l’essentiel du travail de suivi s’est focalisé sur le suivi des recommandations et de leur mise en place, et dans une moindre mesure, l’écoute active de l’émergence de nouveaux besoins.

La même méthode sur un autre projet a toutefois eu des conséquences très différentes. Le projet étant plus long et les problématiques plus nombreuses et complexes, le déroulé complet de l’intervention n’a pas été suffisant pour structurer nos productions. Nous verrons cela et la façon dont nous avons traité la question à travers l’exemple de symbiose.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *