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Ergonomie et conception de jeu vidéo

Jeux originaux à étudier

Jeux Chiants!

Attention partagée (processus psychologique): “capacité de traiter simultanément deux ou plusieurs catégories d’informations pertinentes, qui dépend de l’état de vigilance et des processus cognitifs du contrôle de l’attention. De cette capacité dépendent le raisonnement et la résolution de problèmes.” - Berube louise

C’est sur cette capacité de traiter deux informations à la fois et d’agir en conséquence qu’est basé ce jeu. Il est aussi intéressant à jouer qu’il et amusant. Voilà un bon exemple de jeu basé sur un concept psychologique (que ce soit volontaire et conscient de la part du développeur ou non).

Bien que la description parle de “contrôler indépendamment chaque hémisphère du cerveau”, cela est faux, tout comme cela n’a rien à avoir avec l’intelligence, mais bon, ça fait vendre ^^…

Voilà le monstre : Jeux Chiant!

Orisinal

Orisinal est un site regrouppant des jeux flash d’un genre tout particulier. En effet, ils ont en commun leur aspect calme et non violent. Il s’agit de petits jeux simples, mais originaux, bien que certains puissent paraitre ennuyeux au bout d’un moment. Ils sont cependant addictifs, dans le sens où ce sont des jeux sans fin réelle, où il s’agit juste d’améliorer son score d’une partie à l’autre.

Jouer à Orisinal

Self esteem games

“Une première mondiale aurait été réalisée à Montréal, au Canada par des étudiants au doctorat en psychologie et des chercheurs de l’Université McGill. Ils auraient développés des jeux vidéo qui aident à augmenter l’estime de soi !”Lisant cela, je me précipite. J’étais justement intéressée par le sujet, me demandant si je pouvais faire une petite expérience pour dans quelle mesure la pratique du jeu vidéo pouvait avoir des influences positives.Toujours est il qu’alors que je cherchais un test de l’estime de soi acceptable sur le net, j’ai appris l’existence de ces jeux, réalisés par un labo Canadien. je me suis évidemment précipitée dessus, pour voir de quoi ils avaient l’air.

Wham!

Wham consiste à cliquer sur des mots qui apparaissent dans l’une de quatre cases. Lorsque cela est fait une image apparait brièvement à la place du mot. Lorsque le mot est la date de naissance du joueur ou on nom, l’image apparaissant est un visage souriant. Le cas échéant, il s’agit d’un visage affichant une humeur quelconque, mais pas souriante.

Eyespy

Eyespy consiste à repérer dans une série de visages, le seul qui est souriant, sur lequel il faudra cliquer. L’exercice est répété plusieurs fois et donne lieu à un score.Grow your chiCe jeu consiste à cliquer sur des nuages défilant contenant soit un visage souriant soit le prénom du joueur, parmi des visages aux expressions diverses et d’autres prénoms. A chaque clic bon, on gagne 10 point, à chaque mauvais click on en perd autant.

Tout d’abord, je voudrais préciser que je trouve les deux premiers jeux relevant plus du conditionnement que du ludique. Ils sont par ailleurs relativement ennuyeux, ne proposent aucun challenge si ce n’est de savoir utiliser une souris. D’autre part, ils sont biaisés, en paritculier Eyespy, malgré des efforts visibles.

En effet les visages souriants sont les même personnes, même s’il existe des variantes en cours de partie, on peut reconnaitre la personne, voire l’image elle même plutôt que le sourire.

Grow your chi

Grow your Chi est bien plus intéressant. S’il ne présente pas forcément de récompense à la réussite, en dehors d’un écran et d’une animation ennuyeuse qui gâchent le plaisir du jeu, il a l’avantage de présenter quelques difficultés, en un niveau croissant, permettant de valoriser la réussite. On ne peut par ailleurs s’empêcher la première fois que l’on clique sur son propre prénom pour la première fois, d’avoir chaud au coeur en quelque sorte.

Cependant, l’affichage d’un visage souriant perd rapidement de son effet, en devenant routine. Si les expériences en labo ont eu des résultats significatifs, je demande à voir les résultats des expériences en chiffre. Je devrais probablement aller chercher les articles qu’ils ont publiés pour plus d’information. en tout cas, je ne suis pas sure d’être d’accord avec leur positionnement de départ, mais je ne suis pas assez renseignée dans le domaine pour vraiment prendre position pour le moment.

Cela dit, les concepts présentés à travers ces mini jeux peuvent très bien être exploités dans le contexte de vrais jeux vidéos. Par “vrais” j’entends traditionnels, et plus complexes, non expérimentaux. il serait facile d’intégrer ces éléments positifs dans le déroulement d’un jeu, comme mini-récompenses après avoir résolu un problème ou suite à certaines actions, pour accentuer la satisfaction de la réussite elle même.Par contre cela pose le problème de la motivation du joueur à faire cette action en particulier : est ce pour le challenge, pour son propre plaisir ou pour la récompense morale?

A vouloir investir le jeu vidéo de renforcements positifs, est ce qu’on n’en anéantira pas les avantages qui justement font qu’ils sont un moyen d’apprentissage sans douleur et de développement personnel? est ce qu’on ne va pas en diminuer l’intérêt intrinsèque à force de motivation extrinsèque, un peu comme l’école désintéresse les enfants de l’apprentissage, comme il diminue leur curiosité naturelle?

Des questions pratiques autant qu’éthiques, auxquelles il faudrait réfléchir sérieusement avant d’investir le domaine du vidéo ludique : on se souvient du jeu séparé en bon et mauvais jeu, alors qu’au départ, on a commencé à faire du jeu “éducatif” en se rendant compte de ses vertus développementales, reniées dès l’instant où l’on s’est mis à étiqueter comme jeu éducatif ceux reprenant les principes scolaires.

Pour finir, je tiens à saluer l’utilisation de personnes avec différentes couleur de peau dans le test, avec des humeurs différentes pour chaque visage. Je suis intimement persuadée que le jeu vidéo peut aussi à travers son utilisation influer sur la catégorisation sociale, dans une certaine mesure et ainsi contribuer, sans revenir sur la discrimination, à atténuer les préjugés négatifs.Améliorer son estime de soi avec des jeux vidéo

Self esteem games

Cadrez-Moi

Cadrez-Moi est un petit jeu ludique qui permet d’apprendre à cadrer des photos selon les règles. Il s’agit donc d’un de ces jeux pédagogiques, qui allient fun et apprentissage. Il s’agit en fait principalement d’un énoncé de règles qu’il faut à par la suite appliquer sur des exemples précis. On obtient alors une note, grosso modo, comme on en a l’habitude en cours, avec un prof.

Ce n’est à mon sens pas quelque chose que l’ont peut réellement appeler un jeu vidéo, dans le sens où il s’agit d’un média interactif, qui n’est pas intégré à proprement parler dans une trame ludique. C’est un problème largement rencontré. De nombreux jeux vidéo éducatifs répondent ent ant que tel à des critères qui en font u jeu vidéo, plutôt qu’un jouet.

Ils ont un but précis, des problèmes à résoudre, sont amusants, provoquent le plaisir, et existent sur un support multimédia. cela dit, à mon sens un jeu vidéo ne se limite pas à cela. j’ai du mal à mettre le doigt dessus, mais pour moi une suite d’exercices informatisés, interactifs dans le sens où les exercices peuvent être résolus sur l’ordinateur, et sont corrigés en fonction, ne suffit pas.

Ce ne sont que des exercices au sens scolaire du terme.Un jeu vidéo pour moi dot s’intégrer dans l’inutile, et y joindre l’utile éventuellement, dans le cas des jeux vidéos éducatifs. Ainsi pour moi, un logiciel éducatif n’est pas à confondre avec un jeu vidéo, juste parce qu’il a une présentation rigolote (et encore). Je parlerais plus de tutoriel.

Alors quelle est cette chose qui fait la différence? Le contexte peut être. il est facile pour les éditeurs d’appeler un logiciel éducatif jeu, pour le rendre plus attrayant pour les enfants. Les jeux de rue sésame en sont par exemple, car ils intègrent les fonctions éducatives dans le jeu en lui même. Il en va de même pour les bonhommes et les dames.

Adibou, par contre est plus un logiciel scolaire. La différence, je pense, réside dans le fait que dans un cas, on se sert d’une histoire comme excuse pour faire faire des exercices de façon détournée, alors que dans l’autre, on énonce une consigne directement, et l’application de cette consigne entraine une sanction codifiée: une note par exemple. Les jeux n’ont pas ce genre de choses en général.Il existe de rangs par exemple dans des jeux comme Ikaruga, mais ils ne sont en rien éducatif, ce n’est pas une sanction mais plutôt une incitation à faire encore mieux, comme les highscores.

Dans un jeu, la réelle sanction est la possibilité d’avancer dans l’histoire, de passer au niveau suivant, une fois faites toutes les actions. Si l’on ne les fait pas correctement, une sanction réelle vient frappe le joueur. Par exemple, la mort explique clairement l’impossibilité de continuer, ou l’obligation de recommencer.

Si ce que l’on fait est suffisamment bon, on peut passer à l’étape suivante, même si la réponse n’était pas idéale.En ce sens, une simple série d’exercices ne mérite pas le titre de jeu vidéo. Ne pas confondre “ludoware” et “edugame”.

J’ai un peu dévié du sujet, donc pour y revenir, Cadrez moi est un outil bien sympa, pour apprendre en s’amusant, et en fait, c’est pas si important que ça, la dénomination. C’est le résultat qui compte :)

Cadrez-moi

Posté par Cornelia le 2007-05-12. Dernière mise à jour le 2020-07-08

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