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L’expérience de jeu d’une soixantenaire à la manette de Journey (Partie 2/2)

Journey est un jeu contemplatif, avec un minimum d’action, un gameplay profond et complexe, qui pour autant ne pose pas de contrainte de réactivité forte ou de condition de défaite punitive. Un jeu parfait à faire tester à Mme Michu, 67 ans, gameuse affirmée.

Dans cette seconde partie, Mme Michu a joué à Flower et s’est familiarisée avec l’utilisation du Sixaxis. Sa seconde session de jeu sur Journey se déroule de façon très différente de la première.

Seconde session de jeu : une expérience toute autre

Utilisation et maitrise du Sixaxis pour contrôler la caméra

Suite à une heure de jeu sur le premier niveau de Flower et 30 minutes d’essai de Flow, Mme Michu a eu l’occasion de se familiariser avec le fonctionnement du sixaxis de la manette PS3. Lors de sa seconde partie, cela s’est traduit par une utilisation exclusive du sixaxis pour contrôler la caméra – et ce avec succès.

S’ORIENTER EN MOUVEMENT RESTE DIFFICILE

Le seul moment où la caméra a posé une difficulté lors de la seconde partie est lorsqu’elle était placée en vue de côté, lorsque dans la neige, il faut monter un escalier entre deux rafales avec un timing très serré. Mme Michu, ne pouvant replacer la caméra dans son dos a eu du mal à le monter.

Lors de cette seconde partie, Mme Michu avait toujours du mal à gérer en même temps les mouvements et la caméra. Elle s’arrêtait néanmoins moins souvent pour s’orienter : 10 fois seulement notées, contre 20 lors de la première session, alors qu’elle n’avait alors traversé que 3 des niveaux.

Saut long et rechargement par les cartes : utile et amusant

Lors de sa seconde partie, Mme Michu a clairement profité des interactions avec les cartes, qu’elle a comprise juste à la fin de sa première partie. Chaque fois qu’elle rencontrait des cartes, elle interagissait avec pour les faire venir sur elle, vidant sa capacité de saut, juste pour les faire réagir.

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Ce comportement, bien qu’inutile pour le jeu, l’amusait beaucoup. Elle a ainsi attiré 8 fois sur elle le premier paquet de cartes lors du tutoriel, puis encore 5 fois sur chacun des ensembles de cartes suivants.

De même, lorsqu’elle est montée sur la tour et qu’elle a libéré le cartes, elle s’est fait porter par elles deux fois, la première fois en suivant le tutoriel, la seconde pour le fun, avant de finalement traverser l’espace vide en volant sans leur aide.

Rencontre avec les léviathans

Lors de cette seconde partie, il n’y fallu qu’une rencontre avec un Léviathan pour que Mme Michu comprenne qu’elle devait éviter la lumière. Elle n’a toutefois pas réussi à le faire lorsqu’elle y a été confrontée de nouveau. Le niveau de difficulté était ici particulièrement élevé de son point de vue. Elle a involontairement évité deux faisceaux, mais a été touchée deux fois sur trois alors qu’elle tentait d’éviter la lumière.

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plus Aucune difficulté particulière lors du niveau enneigé

Lorsqu’elle est finalement arrivée aux niveaux enneigés, Mme Michu n’a eu aucun mal à progresser, que ce soit contre le vent, pour escalader les longs tapis verticaux, ou pour passer le pont avec un tapis, bien que ce soit parfois par des moyens détournés.

DES ERREURS D’INPUT ENTRE SAUT ET CHANT

La principale erreur qu’a fait Mme Michu lors de cette seconde partie de Journey étaient des confusions de touches : elle a utilisé l’action chant en lieu et place de saut à de nombreuses reprises, ce qui a rendu particulièrement difficile pour elle l’ascension de la tour lumineuse, malgré la présence d’un joueur en robe blanche qui l’accompagnait et l’attendait avec une grande patience.

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Malgré cette même erreur d’input, elle a pourtant réussi à passer du premier coup le pont enneigé où elle était tombée trois fois lors de sa première session de jeu.

des fonctionnalités toujours inconnues

Ayant terminé le jeu à deux reprises, Mme Michu n’a toutefois toujours pas compris de nombreuses fonctionnalités du jeu, et en particulier l’activation des symboles pour “faire grandir son écharpe”, ni les gravures pour débloquer des éléments d’histoire.

DE NOUVEAUX CHALLENGES : INTERAGIR AVEC AUTRUI

Cette seconde session a surtout été l’occasion pour Mme Michu de découvrir les interactions avec les autres joueurs. Accompagnée par des joueurs en robe blanche sur plusieurs niveaux, elle les suivait et jouait avec eux, sans toutefois comprendre ce qu’ils attendaient d’elle et sans avoir le réflexe de “répondre” à leur chant.

Conclusion sur l’expérience d’une soixantenaire aux manettes de Journey

Suite à ces deux sessions de jeu, voici les principaux résultats que nous pouvons retenir de l’expérience de jeu de Mme Michu, gameuse soixantenaire :

  • Globalement, malgré sa maladresse et les échecs répétés mais finalement surmontés pour prendre en main le jeu, Mme Michu a vécu deux expériences riches et plaisantes en complétant Journey. Le rythme et le niveau de difficulté du gameplay lui sont bien adaptés. Les éléments de décors et effets de caméra sont suffisamment bien placés pour faire comprendre intuitivement le chemin à suivre, en suivant des éléments saillants.
  • Mme Michu est passée à côté de nombreuses fonctionnalités, toutefois elle ne se rend pas compte des éléments dont elle passe à côté, et elle a encore de nouvelles choses à découvrir susceptibles de renouveler son intérêt pour le jeu.
  • Mme Michu éprouve des difficultés persistantes à manipuler en même temps le personnage et la caméra. Les sauts précis sont pour elle un challenge important, et restent un des facteurs qui pourraient potentiellement nuire à son expérience de jeu.
  • La difficulté liée à l’orientation de ses déplacements était accentuée lors de la première session de jeu par le fait que la caméra soit contrôlée par le stick et par le sixaxis, qu’elle ne maitrise pas. Elle devait faire un effort à la fois pour en comprendre l’effet et pour en tenir compte. Après 1h30 sur des jeux dont le sixaxis est le contrôle principal (flower, flow), elle s’en est servie beaucoup plus naturellement lors de sa seconde session de Journey, n’utilisant plus le stick, et ne râlant plus du tout après la caméra.
  • Dans Journey, des tutoriels apparaissent ponctuellement aux moments où le joueur semble bloqué. Le joueur a également la possibilité d’apprendre des autres joueurs qu’il croise, et qui selon leur niveau d’expérience se comportent activement comme des “mentors”. La combinaison de ces deux éléments a fonctionné à merveille dans le cas de Mme Michu qui a tantôt suivi un didacticiel, tantôt été débloquée en imitant un autre joueur ou en suivant son guidage.

Reste à savoir si Mme Michu voudra refaire une partie dans 3 mois, lors de notre prochaine rencontre.

Et vous, avez-vous déjà observé un senior jouer à un jeu vidéo ? Qu’est ce qui vous a le plus surpris ? Avez-vous au contraire vu des expériences d’utilisation de Journey totalement différentes ou au contraire très similaires ?

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