Focus sur les TMS

Les TMS ne sont pas la conséquence d’un accident. Ils trouvent leur origine dans une activité plus ou moins répétitive associée à d’autres facteurs qui peuvent être endogènes ou exogènes. Les facteurs externes peuvent être d’ordre organisationnels, spatiaux, biomécaniques. Les facteurs internes sont dépendants de l’individu et relèvent du psychosocial, du stress, de la formation, des antécédents médicaux etc.
http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTBNKmJn6d3L-9PlwNdH0xPo_lWsVurbjLnMqdeCurIkKfM4k0YGQCes deux types de causes sont étroitement liés les uns aux autres, et sur deux situations identiques, les TMS n’apparition pas systématiquement. Ainsi, la perception par l’opérateur d’une posture inconfortable a autant d’influence que cette dernière sur l’apparition de la maladie.

Sous le terme de TMS, ou troubles musculo-squelettiques, on regroupe tendinites, ténosynovites ou syndromes canalaires, touchant plus particulièrement les membres supérieurs autrement dit les poignets, les coudes, les épaules. Les tendons sont touchés en premier. C’est la tendinite.

Celle ci se transforme en ténosynovite si leur inflammation s’étend ensuite à la gaine synoviale censée le protéger des frottements. Si l’affection se prolonge, cela entraîne une compression du nerf : c’est le syndrome canalaire. Les TMS peuvent être traitées de diverses façons allant du port d’une atèle, d’un arrêt maladie pour les tendinites, à l’opération chirurgicale pour les syndromes canalaires.

Les TMS entraînent de nombreuses conséquences néfastes sur la santé. Se traduisant par des douleurs, un manque de force, de la maladresse, elle peut aussi être cause de stress. Elles se font par ailleurs sentir la nuit, à travers des engourdissement allant jusqu’à troubler le sommeil. Ils peuvent enfin conduire à des interventions chirurgicales et conduisent à un handicap partiel certes, mais permanent.

Les conséquences sur le travail en découlent : non respect de certaines consignes, ralentissement et baisse de qualité du travail, augmentation des risques d’accident. Les TMS sont aussi une cause majeure d’absentéisme, pour des périodes plus ou moins longues et répétées, notamment en cas d’hospitalisation. De fait, leur prévention constitue un réel enjeu tant économique pour les assurances maladies et les employeurs que de santé pour l’opérateur.

La seule façon de réduire les coûts liés aux TMS est donc la prévention. Celle ci peut se faire dès la conception du poste de travail ou à travers une intervention ergonomique sur un poste existant. L’auteur illustre cette idée par deux exemples d’intervention ergonomiques : une augmentation des marges de manoeuvre spatiale sur une chaîne de montage et la création d’un poste de coordinateur dans un groupe de travail. Il montre le lien qui existe entre l’apparition des TMS et l’efficacité des modes d’action l’opérateur.

Une plus grande marge de manoeuvre, au niveau du poste de travail dans le premier cas ou au niveau organisationnel dans le second est bénéfique non seulement à la santé voire à l’épanouissement de l’opérateur mais aussi à son efficacité et à la production en l’occurrence.

En effet, avoir une marge d’action supplémentaire lui permet d’adapter son action en fonction des résultats qu’il constate, de son confort à travers un processus de régulation. Cela lui permet « d’être meilleur pour travailler mieux ».

Bibliographie
Coutarel, F. (2005) Intervenir sur l’organisation du travail : entre efficacité et prévention, faut-il choisir? Performances, Septembre-octobre 2005, pp. 10-12
Falzon, P. (2004) Nature, objectifs et connaissances de l’ergonomie. In P. Falzon (Ed.) Ergonomie. Paris : PUF
Darses, F. de Montmollin, M. (2006) L’ergonomie. (4ème ed.) Paris : la découverte (repères)
Weinberg, A. (2007) Nous sommes tous des ergonomes. Sciences humaines, n°181 avril 2007, pp. 54-57

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