Détournement du First click test : de la compréhension à la perception

Le first clic test sert principalement à repérer et éviter des erreurs de compréhension

Comme nous avons recours au 1st clic test pour évaluer la compréhension intuitive et le guidage des interfaces, ce dernier peut être réalisé tant sur un gabarit en wireframe que sur une maquette graphique. Il permet donc de tenir compte de l’impact du visuel sur le guidage de l’attention et du regard, les mises en avant, la visibilité des informations. Toutefois, d’autres usages sont envisageables.

Les outils de fisrt clic test peuvent être détournés

Sur le même principe, il est possible de présenter les écrans et de demander de cliquer non pas par rapport à une tâche simulée sur le site, mais en répondant à une question plus abstraite concernant le site, en indiquant la région concernée. Nous ne sommes plus alors sur des questions de compréhension, mais bien de perception du design.

Par exemple, il est possible de formuler des questions de sorte que l’utilisateur indique si des éléments lui semblent incohérents avec le reste de la page, lesquels lui plaisent le plus, etc. L’avantage de ce procédé est de localiser très précisément les éléments de réponse sur un écran. Il est alors possible de faire une analyse très fine des réponses de façon qualitative.

Pour ce protocole, un test en présentiel

Si le first click test est également très adapté au test à distance, le détourner demande au contraire de passer le test en présentiel. En effet, si on peut demander d’insérer un commentaire dans son test, il est plus facile et plus fiable de recourir à un facilitateur humain.

Si on change le protocole, il faut adapter aussi l’analyse

Il est toutefois difficile par ce moyen de dégager de réelles tendances, dès lors que les réponses attendues sont subjectives et dépendent beaucoup du répondant. L’analyse des données doit en tenir compte et s’adapter aux questions posées.

Le first clic test associe des questions à des zones

Les résultats d’un fisrt clic test sont généralement présentés en termes de répartition de clics sur l’écran sous forme de zonings ou de heatmaps. Cette présentation est adaptée pour montrer l’association entre une question, et la réponse apportée à celle-ci de façon spatiale.

Le détournement associe des verbalisations à des zones

Le recours à des heatmaps, en particulier, est peu adapté à une étude portée sur le subjectif. En effet, les réponses sont généralement beaucoup plus dispersées que lorsqu’il s’agit de tester la compréhension d’un élément d’interface. A la place, on préfèrera une analyse plus qualitative, associant une zone à des verbalisations, et non plus une question à des zones.

Conclusion

En conclusion, ce que l’on peut retenir est que bien que conçu pour tester la compréhension immédiate, que ce soit en termes de guidage, de wording ou de design, il est possible de détourner le first clic test pour aborder des questions plus qualitatives et entrer dans la subjectivité de la perception d’une interface, pour peu que l’on adapte également les modalités de l’analyse qui suit. Il s’agit, au-delà de ce détournement, de se rappeler qu’un outil n’est rien d’autre que cela, et que son utilité ne dépend que de votre créativité. Et vous, quels outils avez-vous détourné ?

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