La programmation pour vulgariser le jeu vidéo?

“Karen Clark: We should introduce game design and programming to children in school as a way to develop problem-solving skills. That will help introduce girls to games who may not have another way to experience them. We should also teach people that games can be fun and serious – that they can be used to solve problems and enrich lives, as well as entertain us. ”

Personnellement, je ne partage pas l’avis de Karen Clark.
De façon générale, la programmation et le gamedesign à l’école, c’est plus que superficiel, et si cela peut être une activité intéressante, je pense qu’il y a quand même plus important. Les enfants gagneraient plus à se faire expliquer des notions en psychologie ou en sociologie pour mieux appréhender leurs études et leur futur, plutot que d’ajouter une matière, qui sans vouloir être mauvasie langue ne leur apporterai pas grand chose au final.

Cela dit, enseigner la programmation ou le gamedesign n’est peut être pas complètement mauvais, cela pourrait créer des vocations, dans une branche ou une autre du jeu vidéo. Mais si ce genre d’enseignments doit intégrer l’école, que ce soit dans des clubs, ou des cours plus libres. Je pense en particulier à deux enseignements: les travaux pratiques encadrés (ou quel que soit leur nom de nos jours) d’un côté, et l’enseignement de technologie (prémisce des sciences d l’ingénieur) de l’autre.

Les TPE permettent d’avoir un enseignement light en accord avec les passions des étudiants. je me rapelle avec nostalgie du cour de bande desinée qui m’avait conduit jusqu’au festival de la BD d’angoulème, de l’option écriture créative qui permet de se libérer de certaines contraintes tout en améliorant son francais et son imagination, ou encore la sérigraphie ou plutot, le desin sur tshirt avec aérographe (tshirt que j’ai toujours).

Ce genre de cours serait idéal pour une option jeu vidéo dans laquelle on pourrait réaliser un petit projet en 4 à 6 mois, en petit groupe. Cela permettrait d’introduire les concept de base de la création de jeu, les métiers, et donnre l’opportunité à tous les jeunes enthousiastes de tester leur motivation et faire leur éducation comme leurs armes ailleurs qu’en trollant jv.com :p Chacun pourrait ainsi avoir un appercu des différentes fonctions, de la conception à la programmation en passant par l’infographie, quitte à se faire aider par le club de musique du collège pour les ambiances sonores. Avec un bon encadrment, cela donnerait plus de crédibilité et de perspective aux kikoolol, 12 ans d’âge, mais qui auront fini leur petit jeu ^^ (et ils pourront à leur tour se moquer, tout en se disant qu’ils sont passés par là eux aussi :p)

L’autre option maintenant, la technologie. Pourquoi la technologie? Simplement parce que la technologie toujours été à mes yeux le cours dans lequel on apprenait à traver des proets. Je me rappelle là aussi avec nostalgie mon premier multimètre, mon prote clé lumineux ou encore mon jeu de société thermoformé, et les automatismes qu’on s’amusait à programmer (comme la serre lego, un petit bijoux, mine de rien; ou les feux de circulation d’un circuit de trains).
Un jeu vidéo trouverait probablement sa place dans ce genre d’enseignement.

Cependant, là où je reste sceptique, c’est cette pensée que la création de jeu en ce sens aiderait les filles à mieux les comprendre et les apprécier. Je ne vois à vrai dire pas de rapport entre les deux. Ajouter une possibilité de prendre contact avec le développement des jeux, en option, pourquoi pas, mais s’il s’agit seulement de leur faire une bonne réputation et de gagner un public plus grand, on pourra se contenter d’un club de joueurs ou d’informaticiens entre midi et deux. Cela peut être l’occasion de faire découvrir la fine fleur du JV, de Braid à The Food force (pas testé, mais qui fait assé souvent réfrence pour être cité comme emblème des sérious games), en passant par un historique des classiques comme mario et sonic, ou d’ancetres comme pong.

Franchement, je ne pense pas que l’éducation du public puisse passer par ce genre de méthodes, ou que les filles s’y intéresseront plus si elles sont forcées dans l’envers du décors. Certes cela donnerait une ouverture, mais ce n’est à mon sens pas l’intérêt de la chose.

Au delà des enseignements relatifs au jeu vidéo que j’ai décris ci dessus, ce que j’imagine comme aboutissement est tout autre, c’est bien un gout pour la programmation, l’infographie, ou l’informatique en général que j’imaginerai convoyer de cette façon, et en aucun cas le gout de jouer, comme Karen semble le dire. Tout ce qu’elle fait, c’est stigmatiser les filles dans leur image de non joueuse, alors que cette époque est déjà révolue.

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